L’histoire de la “Manufacture de céramiques décoratives de Hasselt” commence en 1893.
C’est à cette période qu’une tentative pour monter une usine de porcelaine échoue. Quelques industriels locaux associés à quelques distillateurs profitent de l’occasion pour reprendre les activités et commencent l’exploitation d’une usine de céramique.
A l'époque,le fabriquant de céramique Bruxellois “Baudoux” est à la recherche de capacité de production. Son arrivée couplée à son savoir-faire( moules et outils) fut la base du succès.
En 1895, la période Art Nouveau commence à prendre de l’importance en Belgique. L’usine en profite immédiatement et commence à produire une céramique caractérisée par son émail coulé d’une qualité exceptionnelle.
L’usine de Hasselt se développe dans différents secteurs: la céramique décorative, la céramique architecturale (carreaux décoratifs, panneaux de carreaux décorés, briques émaillées etc.…) ainsi que la céramique publicitaire.
Une partie importante de la production était alors réservée à l’industrie locale du genièvre.
Il y eu également des essais , mais sans succès pour produire de la céramique ménagère
A l’arrivée de L’Art Déco, l’ensemble des objets typiquement Art Nouveau perdent de leur intérêt.
Dès lors, la production diminue de manière significative. Durant la deuxième guerre mondiale la production continue, mais en volume limité
Durant cette période, la production de céramique décorative est très limitée et ce, au profit de la production de la céramique de construction. La production de céramique « sanitaire » est à ce moment prépondérante. D’ importantes livraisons à la sidérurgie liégeoise ainsi qu’aux mines de charbon limbourgeoises en apportent la preuve. En effet on retrouve encore aujourd’hui les installation sanitaires garnies de céramiques de Hasselt.
En 1952 l’usine, sous la pression de problèmes environnementaux, fermera définitivement ses portes. Dans les années 70 , les bâtiments furent abattus et de ce fait, quasi l’entièreté de la connaissance concernant l’usine s'est alors perdue.